C'est claire, je suis différent.
Dans tous les domaines j'ai une peur bleue, celle de perdre pieds. A chaque rentrée je me pause les mêmes questions qui me paraissent existentielles, vais-je tenir le coup avec mes 46h de cours par semaines? Ne vais-je pas craquer comme l'an dernier à sécher comme un adolescent immature? Plus je pense au futur, plus je me dis que la concurrence est rude, je souhaite devenir danseur professionnel. J'ai l'école adéquate, le chemin tout tracé, une vie dont rêverait pleins de jeunes qui ont le même butte que moi mais elle ne me satisfait pas. Je vis à 200 à l'heure, la semaine je travailles, je fais la fête le week end, en gros je suis un danseur la semaine et un pochtron le week end. Je stresse comme un dératé pour un rien, j'en fais des insomnies tellement mon cerveau crie à l'aide, et dès que je vais mal je bouffe ou je fume. Ce n'est vraiment pas responsable pour quelqu'un qui souhaite avoir 18ans et être indépendant, un être apart entière et autonome. J'en ai légèrement marre de faire ma barre en danse tous les jours avec les mêmes idées en tête " pourquoi je travaille pour un avenir qui va être peut être ephemere et court ". Parfois, j'aimerais tellement vivre une vie telle celle des films, que le travail se fasse avec une bonne bande son et un enchainement de plans me montrant entrain de travailler avec concentration mais sans souffrances, continuer la vie même si tu apprends par exemple la mort d'un être cher; ou encore mieux, une rencontre amoureuse par hasard dans les rues biscornues de Paris. Mais bien sûr, la vie n'est pas comme dans les films mais je dois la continuer quoi qu'il arrive. Là, je suis péjoratif, je sais. Mais je suis comme ça, je me prends la tête pour un rien. C'est peut être parce que c'est dimanche? Je sais pas.
" There's no need for the servant "
.Pic: gros pif.